domingo, 29 de abril de 2012

Les Églises protestantes: l'Église luthérienne


La rose de Luther est le symbole de la spiritualité luthérienne


Qu'est-ce que l'Église luthérienne ? Dans le Guide de l'identité protestante, Jean-Luc Mouton et Antoine Nouis expliquent l'origine de cette branche du protestantisme.

Tout commence en 1520. Luther a affiché sur la porte de l’église de Wittenberg ses 95 thèses contre la « vertu des indigences », il y a trois ans déjà. Mais cette année-là, il reçoit la bulle d’excommunication du pape… qu’il brûle publiquement. De cette « protestation » naîtra le mouvement de la Réforme.

Même si Luther désapprouve le terme de « luthérien » – il ne voyait autour de lui et à sa suite que des « disciples du Christ » – le luthéranisme devient une nouvelle institution ecclésiale en Allemagne, mais aussi au Danemark, dans les pays scandinaves et, plus tard, aux États-Unis. 70 millions de personnes se réclament aujourd’hui dans le monde du luthéranisme, dont l’aile la plus dynamique se trouve en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie.

Les affirmations centrales du luthéranisme constituent le fondement de toutes les Églises de la Réforme : la Bible comme seule autorité en matière de foi, la justification et le salut des humains obtenus par la seule grâce de Dieu au moyen de la foi et enfin le sacerdoce universel : tous les croyants participent au ministère de l’Église.

Ces principes sont rassemblés par un proche de Luther, Philippe Melanchton, dans un texte rédigé en 1530 intitulé Confession d’Augsbourg. La théologie luthérienne insiste plus que toute autre sur l’importance du message de la grâce : « les pécheurs ne sont pas aimés parce qu’ils sont beaux, dit Luther, ils sont beaux parce qu’ils sont aimés ».

Le luthéranisme insiste également sur la réalité de l’homme, toujours pécheur et toujours pardonné. Plus controversée est sa théologie des « deux règnes », le spirituel et le temporel, qui conduit à une attitude plutôt passive face aux pouvoirs politiques.

Descoberto em Réforme.

sexta-feira, 27 de abril de 2012

Les Églises protestantes: l'Église adventiste du septième jour



Qu'est-ce que l'Église adventiste du septième jour ? Dans le Guide de l'identité protestante, Jean-Luc Mouton et Antoine Nouis expliquent l'origine de cette branche du protestantisme.

L’Église adventiste naît au XIXe siècle aux États-Unis, dans la mouvance des différents mouvements qui annonçaient le retour du Christ. Pour remédier au désarroi suscité par la non-réalisation de certaines prophéties, des chrétiens se retrouvent pour souligner l’importance du renouvellement personnel qui doit anticiper la venue de Jésus. Cette nouvelle Église a été théologiquement structurée par la pensée d’Ellen White, l’épouse d’un des fondateurs.

L’Église adventiste est une Église évangélique qui a la particularité d’apporter une attention particulière à la santé et à l’hygiène alimentaire. Elle développe de nombreuses œuvres sociales et se fait notamment remarquer par ses programmes pour arrêter de fumer (plan en cinq jours). Innovante, elle est également à l’origine de la maison d’édition Vie et Santé, qui diffuse des livres qui contribuent à l’équilibre physique, mental et spirituel.

Son respect des règles du Premier Testament la conduit à avoir une attention particulière au sabbat et à célébrer ses cultes le samedi.

Particulièrement présente aux Caraïbes, l’Église adventiste est membre de la Fédération protestante de France depuis 2005.  Ses communautés en métropole accueillent de nombreuses personnes d’origine antillaise et donnent à l’identité protestante un visage diversifié.

Publicado em Réforme.

quarta-feira, 25 de abril de 2012

Les Églises protestantes: l'Armée du Salut



Qu'est-ce que l'Armée du salut ? Dans le Guide de l'identité protestante, Jean-Luc Mouton et Antoine Nouis expliquent l'origine de cette branche du protestantisme.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, un pasteur méthodiste anglais, William Booth, redécouvre les fondements de son Église en organisant des campagnes d’évangélisation dans les milieux les plus populaires.

Le succès de ces campagnes le conduit à organiser l’Armée du salut, pour que son action soit d’autant plus efficace. Ainsi structure-t-il son mouvement comme une armée, mais une armée au service du message de l’Évangile. Comme on n’annonce pas la bonne nouvelle à un homme qui a froid et faim sans, auparavant, l’avoir nourri et vêtu, l’armée du salut s’organise autour du slogan Soupe, savon, salut.

Riche de son haut statut populaire, le mouvement initié par William Booth déborde vite l’Angleterre pour gagner tous les continents : en France, c’est sa fille, Catherine Booth qui introduit l’Armée du salut en 1881.

De nos jours, les membres de l’Armée du salut, appelés salutistes, sont aisément repérables par leur uniforme porté dans leurs nombreuses manifestations publiques comme les soupes populaires, les marmites de Noël ou l’intervention de fanfares. Si l’évangélisation publique des salutistes est en perte de vitesse, le mouvement est un acteur très important, et en développement, dans le domaine social.

L’Armée du salut est membre de la Fédération protestante de France.

Publicado em Réforme.

sexta-feira, 13 de abril de 2012

My Top 5 Books on Archaeology


Por Craig A. Evans
                
Clyde E. Fant & Mitchell G. Reddish (Eerdmans)





In 400 pages, the authors assemble more than 100 archaeological objects in some 25 museums, roughly in chronological order, with photographs, descriptions, and concise explanations as to how these items relate to the Bible. Fant and Reddish also include a number of important ancient books.
               
Amihai Mazar & Ephraim Stern (Yale University Press)






Volume I, written by the late Mazar, covers the period from 10,000 B.C. to 586 B.C., the year the Babylonians captured Jerusalem and destroyed the temple of Solomon. Volume II, by Stern, covers the period 732-332 B.C. As good as these books are, they will have to be updated thanks to some major excavations and digs in Jerusalem and elsewhere.
               
Jonathan L. Reed (HarperOne)




Reed provides readers with a great introduction and overview of the key finds relating to early Christianity. The book offers many beautiful photographs, maps, and artistic renderings of what life was like.
               
James H. Charlesworth, editor (Eerdmans)






Charlesworth, a professor at Princeton Seminary, convened a scholarly conference in Israel in 2000, which resulted in this book's publication. The 31 contributions by leading archaeologists, historians, and biblical scholars show how archaeology and historical research have shed important light on the world of Jesus and his first followers.
               
Shimon Gibson (HarperOne)





A Jewish archaeologist provides readers with a lay-friendly assessment of the archaeological evidence that especially pertains to Jesus' fateful visit to Jerusalem. Readers will appreciate Gibson's expertise and balanced judgment.

Descoberto em Christianity Today.

quarta-feira, 11 de abril de 2012

Qui sera le prochain?


Depuis que Barack Obama a annoncé son projet de rendre la couverture des frais de contraception obligatoire pour les compagnies d’assurance, le débat sur les droits reproductifs de la femme a envahi les médias américains.


Par Muriel Schmid, University of Utah

On parle de guerre ouvertement déclarée contre les femmes et leurs libertés, d’attaques sans précédent sur l’émancipation de la femme et de retour en arrière inquiétant dans l’égalité entre homme et femme. Non seulement les femmes, mais tout un pan de cette population américaine dite libérale se sent directement concerné par les propos des évêques catholiques d’une part et ceux des candidats à l’investiture républicaine d’autre part.

Dans le climat politique actuel des États-Unis, nombreuses sont celles qui s’exclament : « on croyait nos droits acquis ! Les générations de nos mères et grand-mères n’ont-elles pas lutté pour nos libertés ? »  La légalisation de l’avortement aux États-Unis remonte à 1973 alors que le droit individuel aux moyens de contraception était approuvé par la Cour Suprême en 1972. Et voilà que les femmes américaines sont rappelées aujourd’hui à la fragile réalité de leurs libertés : la politique de droite main dans la main avec une certaine autorité religieuse dénonce soudainement ces droits qui semblaient, hier encore, gagnés.

Le débat a basculé avec Rick Santorum

Tout a basculé lorsque Rick Santorum a déclaré à la fin du mois d’octobre dernier: « Une chose dont je parlerai et dont aucun président n’a parlé auparavant, c’est des dangers que la contraception représente pour notre pays… de nombreux chrétiens ont décidé que c’était ok, mais ce n’est pas ok. C’est une invitation à adopter un comportement sexuel contraire à ce qui doit être. »

Et puis, très récemment, il y a eu les attaques virulentes du fameux journaliste de droite, Rush Limbaugh, qui s’en est pris à une étudiante de Georgetown, Sandra Fluke, alors qu’elle défendait la position d’Obama sur le droit à une couverture des frais de contraception. Ses attaques étaient si dures qu’il a été poussé par ses propres sponsors à s’excuser publiquement.

Le débat sur la contraception a toujours été un débat emblématique de la lutte des femmes pour leur émancipation. Habituellement cependant, lors des débats politiques américains, l’avortement restait la pierre d’achoppement ; aujourd’hui, le glissement sur la question de la contraception marque un nouveau tournant.
Ce tournant traduit, et c’est là ce qui est inquiétant, une tendance de plus en plus marquée à vouloir affirmer une série de valeurs dites chrétiennes, sans aucun regard critique et, par-là même de réinstaurer une société fondamentalement dominée par les vieilles structures de pouvoir. Après les femmes, à qui le tour ? ll est clair que les femmes noires américaines sont doublement inquiètes de ce nouveau degré d’attaques venant de la droite chrétienne.

Lors de ma première visite à New York il y a bientôt 20 ans, j’avais découvert un magasin qui vendait des t-shirts aux slogans les plus divers. Je me souviens d’y avoir acheté un t-shirt qui portait l’avertissement suivant: « Don’t assume your freedoms are assured » (ne croyez  pas que vos libertés soient garanties). Je l’ai longtemps porté et, pendant des années, il m’a servi de t-shirt pour les grandes occasions, telles que la Gay Pride à Manhattan ou autres manifs en faveur du droit des minorités.

Je l’avais oublié depuis longtemps ; pourtant, aujourd’hui, à l’écoute des débats sur la contraception, l’avortement et autres législations qui cherchent à limiter les droits de certains citoyens ou citoyennes, je regrette mon vieux t-shirt ! En même temps, je me dis qu’il ne serait plus vraiment d’actualité ; ne faudrait-il pas mieux revenir en arrière là aussi et rappeler le fameux adage de Martin Luther King Jr. : « where there is injustice for one, there is injustice for all » (l’injustice contre un seul est une injustice contre tous).

Fonte: Protest Info.

A "direita cristã americana" é uma tristeza. No entanto, tristeza maior é ver o mesmo discurso adotado pela "esquerda católica brasileira". Talvez a tristeza seja causada pelo fato do adjetivo "cristãos" estar atrelado a estas injustiças.

sábado, 7 de abril de 2012

Reverberações de William Lane Craig


Por Joel Pinheiro

Conforme largamente divulgado, o filósofo e apologeta cristão americano William Lane Craig esteve no Brasil há duas semanas. Tive o privilégio de, no dia 12 de março, um pouco antes de sua palestra na Faculdade S. Bento (segundo o próprio me contou – certamente ouvido de algum dos organizadores do evento – propusera-se que ele viesse à USP, mas os professores de lá o teriam considerado “religioso demais”), fazer uma longa entrevista com ele, de perfil bastante filosófico. Enquanto esta não é publicada, recomendo a leitura da entrevista que ele concedeu à Veja, que aborda seu lado apologeta (que tem, obviamente, intersecções com a filosofia; por exemplo, na questão da existência de Deus), ou seja, de quem defende racionalmente a fé.

Alguns consideram essa uma tarefa inútil; afinal, se é fé, se é algo desprovido de motivações racionais, como defendê-la usando a razão? Se fosse passível de prova racional, não seria fé. O que os críticos não se dão conta é que, embora a fé seja de fato incompatível com prova, com demonstração, é compatível com evidências, com motivos racionais que indicam mas que não fecham a questão. Há muitas fés no mercado; por que aderir a uma e não a outra, ou a nenhuma? Necessariamente, algum fator externo à fé em si decidirá essa questão; e é aí que entra a tal da apologética.

Sem em nenhum instante negar o valor do trabalho de Craig, há alguns pontos que não posso deixar de discordar. Um deles, e que surgiu também na entrevista que fiz, é o da ontologia moral; ou seja, da fundamentação última da ética. Para Craig, esse fundamento é a vontade de Deus, expressa por meio de um mandamento, que implica uma obrigação (como o homem conhece esse mandamento, se por meio da fé na Bíblia ou por meio de uma intuição moral de sua mente, não vem ao caso). Sendo assim, ele não tem como escapar da posição de que a moral depende, em última análise, do capricho de Deus; e que esse capricho pode mudar.

Então se Deus ordena um assassinato, este assassinato passa a ser ético. Felizmente, “a forma normal com que Deus conduz os assuntos humanos” não é essa; em geral, Ele condena o assassinato. Mas Ele também pode abrir exceções quando bem entender. Se um interlocutor me disser que Deus abre exceções apenas quando o homicídio será bom, então não é a vontade de Deus que fundamenta a ética; ela apenas a reflete. Pela posição de Craig, é preciso afirmar que mesmo o homicídio mais injusto e odioso imaginável seria bom se Deus assim o comandasse.

E daí se coloca um dilema teórico sério para o fiel. Se Deus te ordenasse que assassinasse um inocente, você o faria? Não? Então há algo superior a Deus. Sim? Então você é basicamente um terrorista em potencial, aguardando um comando de Deus para cometer uma atrocidade? Sem falar no problema epistemológico de saber se é realmente Deus, e não uma alucinação, ou, ainda, um espírito mau, quem ordena o assassinato. Afinal, se o que é pedido é algo imoral, ainda que se proclame da parte de Deus, como avaliar?

Na história do pensamento teológico moral, há uma outra abordagem a esse problema, que é a da lei natural: a moral está fundamentada na natureza humana, e o único jeito de mudá-la seria mudando a natureza do homem. Da natureza humana, criada por Deus, decorre uma ética, que é portanto querida por Deus também. Não dependemos de conhecer algum mandamento mutável de Deus; os mandamentos refletem o que se depreende de nossa natureza de animais racionais em busca da felicidade. Por esse motivo, teólogos renascentistas católicos gostavam de afirmar que suas conclusões morais valeriam mesmo se Deus não existisse.

Claro que, nesse caso, teremos uma dificuldade de interpretação bíblica. Pois, como Craig bem aponta, se acreditamos na Bíblia, então acreditamos que Deus mandou Abraão matar seu filho inocente (sacrifício que foi impedido na hora H; mas Abraão não tinha como sabê-lo de antemão). Assunto não falta para teólogos e filósofos da religião…

Descoberto em Dicta&Contradicta.

É curioso como o Joel não consegue deixar seu tomismo de lado...

sexta-feira, 6 de abril de 2012

Creio na ressurreição do corpo


Os cristãos do primeiro século escandalizaram o mundo afirmando que Deus se fez carne, padeceu e morreu no corpo, e no corpo ressuscitou. O Credo Apostólico ecoou no mundo antigo e reverbera até hoje: Creio na ressurreição do corpo, o que acarreta uma absoluta revolução na vida desde aqui e para a eternidade. A respeito disso, Paulo Brabo comenta a obra de Alan F. Segal, Life After Death, que discorre sobre a geografia e a história da vida após a morte na cultura ocidental, e também a respeito da radical diferença entre o pensamento grego e o pensamento judaico-cristão.
  
Os gregos acreditavam que a essência do ser humano é a alma. O corpo é uma prisão, disse Platão. Acreditavam que o corpo era perecível e efêmero, diferente da alma, imperecível e eterna.

Mas a Bíblia Sagrada ensina diferente. Os primeiros cristãos sabiam que o corpo seria preservado para a vida eterna, pois não somente a alma, mas também o corpo é parte essencial do que somos.

Os gregos falavam da vida eterna em termos de imortalidade da alma; os judeus e os primeiros cristãos falavam da vida eterna em termos de ressurreição do corpo, comenta Paulo Brabo. O ser humano é indissociável do corpo. Não é correto dizer que temos um corpo, pois na verdade, somos um corpo. A morte física não é, portanto, a oportunidade de nos livrarmos da prisão do corpo, pois é na ressurreição que é redimido e encontra finalmente sua plenitude. Paulo, apóstolo, ensina que, na ressurreição do corpo, o que é mortal é revestido de imortalidade, e o que é corruptível é revestido de incorruptibilidade. A esperança cristã é claríssima: a morte não implica a reencarnação, nem tampouco a dissolução do corpo (e do espírito e da alma) no todo etéreo imaterial. A morte não é a última palavra, pois vivemos na esperança da ressurreição: Se esperamos em Cristo apenas nesta vida, somos os mais miseráveis dos homens, disse o apóstolo Paulo.

Não deve causar espanto, portanto, o fato de Jesus ter dado tanta importância ao corpo. Seus milagres se concentraram na restauração do corpo. Isso pode ser entendido de duas maneiras. Primeiro como denúncia profética da condição humana que resulta da rejeição a Deus. As curas de Jesus são de fato uma dramatização exterior da restauração da identidade humana. A sabedoria judaica diz que a idolatria é um caminho de desumanização: os ídolos têm boca, mas não falam; olhos, mas não vêem; pés, mas não andam. O poeta bíblico diz que todos os que adoram ídolos acabam se tornando iguais a eles, isto é, desumanizados, coisificados, sem vida. Paulo, apóstolo, diz que o que nos confere identidade humana é o sopro divino, e que, uma vez que trocamos a glória do Criador pela glória das criaturas – ídolos, perdemos nossa identidade humana. Quando Jesus cura um cego, um homem mudo, um aleijado ou um leproso, está não apenas mostrando o que nos tornamos, como também e principalmente mostrando o que podemos e devemos nos tornar quando redimidos e reconciliados com Deus.

As curas físicas operadas por Jesus apontam também para o fato de que a redenção é essencialmente o resgate da plena identidade humana, o que necessariamente implica a redenção também do corpo. Isso não significa, como entendiam os gregos, que, ao realizar curas físicas, Jesus se rebaixou aos cuidados do corpo. Muito ao contrário, ao curar o corpo Jesus aponta exatamente a elevação do corpo como imprescindível constituinte da verdadeira, ou integral, identidade do que se pode chamar humano.

Não é pouco, portanto, celebrar a Páscoa como festa da ressurreição. Os cristãos, em todos os tempos, afirmam algo singular: cremos que Deus se fez carne; cremos que padeceu, morreu e ressuscitou em carne; cremos na ressurreição do corpo.

Celebrar a Páscoa como ressurreição de Jesus é afirmar a vida em sua plenitude e o ser humano em sua totalidade. Celebrar a Páscoa como ressurreição é afirmar o corpo como sagrado. Celebrar a Páscoa como ressurreição é afirmar a esperança da vida eterna!

Texto de Ed René Kivitz.

quinta-feira, 5 de abril de 2012

Entrevista de William Lane Craig



Quando o escritor britânico Christopher Hitchens, um dos maiores defensores do ateísmo, travou um longo debate nos Estados Unidos, em abril de 2009, com o filósofo e teólogo William Lane Craig sobre a existência de Deus, seus colegas ateus ficaram tensos. Momentos antes de subir ao palco, Hitchens — que morreu em dezembro de 2011. aos 62 anos — falou a jornalistas sobre a expectativa de enfrentar Craig.

"Posso dizer que meus colegas ateus o levam bem a sério", disse. "Ele é considerado um adversário muito duro, rigoroso, culto e formidável", continuou. "Normalmente as pessoas não me dizem 'boa sorte' ou 'não nos decepcione' antes de um debate — mas hoje, é o tipo de coisa que estão me dizendo". Difícil saber se houve um vencedor do debate. O certo é que Craig se destaca pela elegância com que apresenta seus argumentos, mesmo quando submetido ao fogo cerrado.

O teólogo evangélico é considerado um dos maiores defensores da doutrina cristã na atualidade. Craig, que vive em Atlanta (EUA) com a esposa, sustenta que a existência de Deus e a ressurreição de Jesus, por exemplo, não são apenas questões de fé, mas passíveis de prova lógica e racional. Em seu currículo de debates estão o famoso químico e autor britânico Peter Atkins e o neurocientista americano Sam Harris (veja lista com vídeos legendados de Craig). Basta uma rápida procura no Youtube para encontrar uma vastidão de debates travados entre Craig e diversos estudiosos. Richard Dawkins, um dos maiores críticos do teísmo, ainda se recusa a discutir com Craig sobre a existência de Deus.

Em artigo publicado no jornal inglês The Guardian, Dawkins afirma que Craig faz apologia ao genocídio, por defender passagens da Bíblia que justificam a morte de homens, mulheres e crianças por meio de ordens divinas. "Vocês apertariam a mão de um homem que escreve esse tipo de coisa? Vocês compartilhariam o mesmo palco que ele? Eu não, eu me recuso", escreveu. Na entrevista abaixo, Craig fala sobre o assunto.

Autor de diversos livros —  entre eles Em Guarda – Defenda a fé cristã com razão e precisão (Ed. Vida Nova), lançado no fim de 2011 no Brasil, — Craig é doutor em filosofia pela Universidade de Birmingham, na Inglaterra, e em teologia pela Universidade de Munique, Alemanha. O filósofo esteve no Brasil para o 8º Congresso de Teologia da Editora Vida Nova, em Águas de Lindóia, entre 13 e 16 de março. Durante o simpósio, Craig deu palestras e dedicou a última apresentação a atacar, ponto a ponto, os argumentos de Richard Dawkins sobre a inexistência de Deus.
 
Por que deveríamos acreditar em Deus?
Porque os argumentos e evidências que apontam para a Sua existência são mais plausíveis do que aqueles que apontam para a negação. Vários argumentos dão força à ideia de que Deus existe. Ele é a melhor explicação para a existência de tudo a partir de um momento no passado finito, e também a para o ajuste preciso do universo, levando ao surgimento de vida inteligente. Deus também é a melhor explicação para a existência de deveres e valores morais objetivos no mundo. Com isso, quero dizer valores e deveres que existem independentemente da opinião humana.

Se Deus é bondade e justiça, por que ele não criou um universo perfeito onde todas as pessoas vivem felizes?
Acho que esse é o desejo de Deus. É o que a Bíblia ensina. O fato de que o desejo de Deus não é realizado implica que os seres humanos possuem livre-arbítrio. Não concordo com os teólogos que dizem que Deus determina quem é salvo ou não. Parece-me que os próprios humanos determinam isso. A única razão pela qual algumas pessoas não são salvas é porque elas próprias rejeitam livremente a vontade de Deus de salvá-las.

Alguns cientistas argumentam que o livre-arbítrio não existe. Se esse for o caso, as pessoas poderiam ser julgadas por Deus?
Não, elas não poderiam. Acredito que esses autores estão errados. É difícil entender como a concepção do determinismo pode ser racional. Se acreditarmos que tudo é determinado, então até a crença no determinismo foi determinada. Nesse contexto, não se chega a essa conclusão por reflexão racional. Ela seria tão natural e inevitável como um dente que nasce ou uma árvore que dá galhos. Penso que o determinismo, racionalmente, não passa de absurdo. Não é possível acreditar racionalmente nele. Portanto, a atitude racional é negá-lo e acreditar que existe o livre-arbítrio.

O senhor defende em seu site uma passagem do Velho Testamento em que Deus ordena a destruição da cidade de Canaã, inclusive autorizando o genocídio, argumentando que os inocentes mortos nesse massacre seriam salvos pela graça divina. Esse não é um argumento perigosamente próximo daqueles usados por terroristas motivados pela religião?
A teoria ética desses terroristas não está errada. Isso, contudo, não quer dizer que eles estão certos. O problema é a crença deles no deus errado. O verdadeiro Deus não ordena atos terroristas e, portanto, eles estariam cometendo uma atrocidade moral. Quero dizer que se Deus decide tirar a vida de uma pessoa inocente, especialmente uma criança, a Sua graça se estende a ela.

Se o terrorista é cristão o ato terrorista motivado pela religião é justificável, por ele acreditar no Deus ‘certo’?
Não é suficiente acreditar no deus certo. É preciso garantir que os comandos divinos estão sendo corretamente interpretados. Não acho que Deus dê esse tipo de comando hoje em dia. Os casos do Velho Testamento, como a conquista de Canaã, não representam a vontade normal de Deus.

O sr. está querendo dizer que Deus também está sujeito a variações de humor? Não é plausível esperar que pelo menos Ele seja consistente?
Penso que Deus pode fazer exceções aos comandos morais que dá. O principal exemplo no Velho Testamento é a ordem que ele dá a Abraão para sacrificar seu filho Isaque. Se Abraão tivesse feito isso por iniciativa própria, isso seria uma abominação. O deus do Velho Testamento condena o sacrifício infantil. Essa foi uma das razões que o levou a ordenar a destruição das nações pagãs ao redor de Israel. Elas estavam sacrificando crianças aos seus deuses. E, no entanto, Deus dá essa ordem extraordinária a Abraão: sacrificar o próprio filho Isaque. Isso serviu para verificar a obediência e fé dele. Mas isso é a exceção que prova a regra. Não é a forma normal com que Deus conduz os assuntos humanos. Mas porque Deus é Deus, Ele tem a possibilidade de abrir exceções em alguns casos extremos, como esse.

O sr. disse que não é suficiente ter o deus certo, é preciso fazer a interpretação correta dos comandos divinos. Como garantir que a sua interpretação é objetivamente correta?
As coisas que digo são baseadas no que Deus nos deu a conhecer sobre si mesmo e em preceitos registrados na Bíblia, que é a palavra d’Ele. Refiro-me a determinações sobre a vida humana, como “não matarás”. Deus condena o sacrifício de crianças, Seu desejo é que amemos uns ao outros. Essa é a Sua moral geral. Seria apenas em casos excepcionalmente extremos, como o de Abraão e Isaque, que Deus mudaria isso. Se eu achar que Deus me comandou a fazer algo que é contra o Seu desejo moral geral, revelado na escritura, o mais provável é que eu tenha entendido errado. Temos a revelação do desejo moral de Deus e é assim que devemos nos comportar.

O sr. deposita grande parte da sua argumentação no conteúdo da Bíblia. Contudo, ela foi escrita por homens em um período restrito, em uma área restrita do mundo, em uma língua restrita, para um grupo específico de pessoas. Que evidência se tem de que a Bíblia é a palavra de um ser sobrenatural?
A razão pela qual acreditamos na Bíblia e sua validade é porque acreditamos em Cristo. Ele considerava as escrituras hebraicas como a palavra de Deus. Seus ensinamentos são extensões do que é ensinado no Velho Testamento. Os ensinamentos de Jesus são direcionados à era da Igreja, que o sucederia. A questão, então, se torna a seguinte: temos boas razões para acreditar em Jesus? Ele é quem ele diz ser, a revelação de Deus? Acredito que sim. A ressurreição dos mortos, por exemplo, mostra que ele era quem afirmava.

Existem provas que confirmem a ressurreição de Jesus?
Temos boas bases históricas. A palavra ‘prova’ pode ser enganosa porque muitos a associam com matemática. Certamente, não temos prova matemática de qualquer coisa que tenha acontecido na história do homem. Não temos provas, nesse sentido, de que Júlio César foi assassinado no senado romano, por exemplo, mas temos boas bases históricas para isso. Meu argumento é que se você considera os documentos do Novo Testamento como fontes da história antiga, — como os historiadores gregos Tácito, Heródoto ou Tucídides — o evangelho aparece como uma fonte histórica muito confiável para a vida de Jesus de Nazaré. A maioria dos historiadores do Novo Testamento concorda com os fatos fundamentais que balizam a inferência sobre a ressurreição de Cristo. Coisas como a sua execução sob autoridade romana, a descoberta das tumbas vazias por um grupo de mulheres no domingo depois da crucificação e o relato de vários indivíduos e grupos sobre os aparecimentos de Jesus vivo após sua execução. Com isso, nos resta a seguinte pergunta: qual é a melhor explicação para essa sequência de acontecimentos? Penso que a melhor explicação é aquela que os discípulos originais deram — Deus fez Jesus renascer dos mortos. Não podemos falar de uma prova, mas podemos levantar boas bases históricas para dizer que a ressurreição é a melhor explicação para os fatos. E como temos boas razões para acreditar que Cristo era quem dizia ser, portanto temos boas razões para acreditar que seus ensinamentos eram verdade. Sendo assim, podemos ver que a Bíblia não foi criação contingente de um tempo, de um lugar e de certas pessoas, mas é a palavra de Deus para a humanidade.

O textos da Bíblia passaram por diversas revisões ao longo do tempo. Como podemos ter certeza de que as informações às quais temos acesso hoje são as mesmas escritas há 2.000 anos?
Além disso, como lidar com o fato de que informações podem ser perdidas durante a tradução? Você tem razão quanto a variedade de revisões e traduções. Por isso, é imperativo voltar às línguas originais nas quais esses textos foram escritos. Hoje, os críticos textuais comparam diferentes manuscritos antigos de modo a reconstruir o que os originais diziam. O Novo Testamento é o livro mais atestado da história antiga, seja em termos de manuscritos encontrados ou em termos de quão próximos eles estão da data original de escrita. Os textos já foram reconstruídos com 99% de precisão em relação aos originais. As incertezas que restam são trivialidades. Por exemplo, na Primeira Epístola de João, ele diz: “Estas coisas vos escrevemos, para que o vosso gozo se cumpra”. Mas alguns manuscritos dizem: “Estas coisas vos escrevemos, para que o nosso gozo se cumpra”. Não temos certeza se o texto original diz ‘vosso’ ou ‘nosso’. Isso ilustra como esse 1% de incerteza é trivial. Alguém que realmente queira entender os textos deverá aprender grego, a língua original em que o Novo Testamento foi escrito. Contudo, as pessoas também podem comprar diferentes traduções e compará-las para perceber como o texto se comporta em diferentes versões.

É possível explicar a existência de Deus apenas com a razão? Qual o papel da ciência na explicação das causas do universo?
A razão é muito mais ampla do que a ciência. A ciência é uma exploração do mundo físico e natural. A razão, por outro lado, inclui elementos como a lógica, a matemática, a metafísica, a ética, a psicologia e assim por diante. Parte da cegueira de cientistas naturalistas, como Richard Dawkins, é que eles são culpados de algo chamado ‘cientismo’. Como se a ciência fosse a única fonte da verdade. Não acho que podemos explicar Deus em sua plenitude, mas a razão é suficiente para justificar a conclusão de que um criador transcendente do universo existe e é a fonte absoluta de bondade moral.

Por que o cristianismo deveria ser mais importante do que outras religiões que ensinam as mesmas questões fundamentais, como o amor e a caridade?
As pessoas não entendem o que é o cristianismo. É por isso que alguns ficam tão ofendidos quando se prega que Jesus é a única forma de salvação. Elas pensam que ser cristão é seguir os ensinamentos éticos de Jesus, como amar ao próximo como a si mesmo. É claro que não é preciso acreditar em Jesus para se fazer isso. Isso não é o cristianismo. O evangelho diz que somos moralmente culpados perante Deus. Espiritualmente, somos separados d’Ele. É por isso que precisamos experimentar Seu perdão e graça. Para isso, é preciso ter um substituto que pague a pena dos nossos pecados. Jesus ofereceu a própria vida como sacrifício por nós. Ao aceitar o que ele fez em nosso nome, podemos ter o perdão de Deus e a limpeza moral. A partir disso, nossa relação com Deus pode ser restaurada. Isso evidencia por que acreditar em Cristo é tão importante. Repudiá-lo é rejeitar a graça de Deus e permanecer espiritualmente separado d’Ele. Se você morre nessa condição você ficará eternamente separado de Deus. Outras religiões não ensinam a mesma coisa.

A crença em Deus é necessária para trazer qualidade de vida e felicidade?
Penso que a crença em Deus ajuda, mas não é necessária. Ela pode lhe dar uma fundação para valores morais, propósito de vida e esperança para o futuro. Contudo, se você quiser viver inconsistentemente, é possível ser um ateu feliz, contanto que não se pense nas implicações do ateísmo. Em última análise, o ateísmo prega que não existem valores morais objetivos, que tudo é uma ilusão, que não há propósito e significado para a vida e que somos um subproduto do acaso.

Por que importa se acreditamos no deus do cristianismo ou na ‘mãe natureza’ se na prática as pessoas podem seguir, fundamentalmente, os mesmos ensinamentos?
Deveríamos acreditar em uma mentira se isso for bom para a sociedade? As pessoas devem acreditar em uma falsa teoria, só por causa dos benefícios sociais? Eu acho que não. Isso seria uma alucinação. Algumas pessoas passam a acreditar na religião por esse motivo. Já que a religião traz benefícios para a sociedade, mesmo que o indivíduo pense que ela não passa de um ‘conto de fadas’, ele passa a acreditar. Digo que não. Se você acha que a religião é um conto de fadas, não acredite. Mas se o cristianismo é a verdade — como penso que é — temos que acreditar nele independente das consequências. É o que as pessoas racionais fazem, elas acreditam na verdade. A  via contrária é o pragmatismo. “Isso Funciona?", perguntam elas. "Não importa se é verdade, quero saber se funciona”. Não estou preocupado se na Suécia alguns são felizes sem acreditar em Deus ou se há alguma vantagem em acreditar n’Ele. Como filósofo, estou interessado no que é verdade e me parece que a existência desse ser transcendente que criou e projetou o universo, fonte dos valores morais, é a verdade.

Descoberto na Veja. No post original é possível assistir alguns vídeos de Craig.

quarta-feira, 4 de abril de 2012

44 anos do assassinato de Martin Luther King Jr


Hoje faz 44 anos que o pastor Martin Luther King Jr., líder da luta pelos direitos civis nos EUA, foi friamente assassinado. Em homenagem a este martir, postamos aqui seu mais famoso discurso, com legendas em português.


terça-feira, 3 de abril de 2012

Os Cistercienses


No ano 1098, no dia 21 de março, festa de São Bento Abade, São Roberto e seus companheiros deixaram a próspera e influente abadia de Molesmes e partiram para o inóspito e isolado vale de Cister. Eles traziam no peito um desejo intenso e amadurecido de viver para Deus e para Ele só. Eles aspiravam à pureza e simplicidade da vida monástica segundo o ideal primevo de São Bento: uma vida de conversão contínua que permitia ao monge viver o evangelho e ser transformado em Cristo.

“Tendo chegado ao vale de Cister, os homens de Deus compreenderam que aquele local era tanto mais propício ao gênero de vida monástica que o Senhor lhes havia inspirado quanto mais inacessível e desprezível aos olhos do mundo. Abriram então uma clareira entre as árvores e os espinhos e começaram a construir ali mesmo o mosteiro”. (Exordium Parvum, 3-5).

A crônica desta fundação recebeu o nome de Exordium parvum – “Pequeno começo”. Deste pequeno começo surgiu a Ordem Cisterciense, cujo intento era restaurar a pureza da observância da Regra, consagrando-se à busca do “único necessário”, por meio de uma vida em comum, simples e austera, em que os monges “seguindo o Cristo pobre como pobres” – Pauperes pauperem Christum sequi – vivendo em comunidade, partilhando a mesma pobreza e o mesmo trabalho, a oração e o louvor, atingiriam a união com Deus, amando-se mutuamente como Cristo os amava. Uma vida, portanto, profundamente contemplativa, uma vida “no Espírito”, e a comunidade monástica era a cidade de Deus edificada sobre a rocha, sendo seus membros as pedras vivas formando uma “morada de Deus no Espírito” (Ef 2, 22).

Com São Bernardo de Claraval (1090 – 1153), a Ordem conheceu uma prodigiosa expansão e o amadurecimento de sua identidade espiritual, que se expressava em sua teologia mística, na liturgia e arquitetura, bem como na direção da economia das comunidades.

A Reforma Trapista

Nos séculos XV e XVI, sobretudo na França, vários abades buscaram iniciar uma reforma tanto nas comunidades quanto na Ordem, baseada no desejo sincero de se retornar à observância primitiva da Regra de S. Bento. No século XVII, o abade Dom Jean-Baptiste Armand de Rancé conseguiu realizar na sua comunidade de La Trappe, na Normandia, um programa radical de reforma, que catalisou e unificou os demais movimentos dentro da Ordem. Esta grande reforma enfatizava os valores de separação do mundo, silêncio, trabalho manual, renúncia e obediência. Sua reforma inspirava-se fortemente na vida eremítica do deserto egípcio (séc. III – V). Estas comunidades e congregações continuaram parte da Ordem Cisterciense até a última década do século XIX quando, reunidos pelo Papa Leão XIII para um capítulo, três congregações “trapistas” (Sept-Fons, Melleray e Westmalle) agregaram-se juridicamente para formar uma nova Ordem, a Ordem Cisterciense da Estrita Observância (Trapistas).

Descoberto na Biblioteca do Mosteiro.

Entenda o motivo de abster-se de carne na Sexta-feira Santa


A tradição da Semana Santa ensina que não deve-se comer carne vermelha na Sexta-feira da Paixão do Senhor. Mas porquê?

O costume vem da Idade Média. A partir do século V d.C., época em que o cristianismo começava a se fortalecer na Europa e a igreja se torna uma instituição de grande influência. Tempos em que os sacrifícios em louvor a Deus eram comuns e uma das práticas mais habituais era jejuar em datas religiosas.

Na Quaresma e na Semana Santa, a igreja proibia o consumo de carne vermelha. Dizia que fazia alusão ao sangue derramado por Cristo para nos salvar dos pecados. Abstendo-nos desse alimento estaríamos nos unindo ao sacrifício e ao amor de Cristo.

Substituía-se, então, a carne por peixe. Este, aliás, foi o símbolo adotado pelos primeiros cristãos. ICHTHYS, em grego, significa PEIXE e ao mesmo tempo são as iniciais da expressão “Jesus Cristo, filho de Deus Salvador”, usada nos primeiros tempos do cristianismo quando os fiéis eram perseguidos.

Os mais apreciados eram o salmão, a truta, o bacalhau, o esturjão e o arenque. Também se substituía a carne por queijo, frutas secas, ovos, e a gordura, por azeite.


Fonte: Biblioteca do Mosteiro.

segunda-feira, 2 de abril de 2012

Na guerra dos maus costumes


Maria Cristina Fernandes, no Valor Econômico

A voz era de profeta do apocalipse e as imagens, de um éden terrestre: “Terras a perder de vista, milhares de cabeças de gado, pistas de pouso, mansão com piscina”.

Durante 26 minutos o programa da Record “Domingo Espetacular”, que compete em audiência com o “Fantástico”, da Globo, expôs os indícios de enriquecimento vertiginoso do bispo que comanda a Igreja Mundial do Poder de Deus.

A denominação compete com a Igreja Universal, dona da Record, pelos evangélicos pentecostais. Para isso, também conta com um canal de TV, a Rede 21, arrendada do grupo Bandeirantes.

A Universal deu ao rival o mesmo tratamento que seus bispos receberam no noticiário quando a Igreja entrou no ramo das comunicações.

Nascida da costela da Universal, a Igreja Mundial do Poder de Deus ainda não tem a mesma penetração política de sua congênere cujo PRB chegou ao ministério. Mas a guerra aberta entre as duas igrejas, cujo campo de batalha são concessões públicas de um Estado laico, indica o flanco político que lhes foi aberto.

Não foi o PT que inventou o pentecostalismo mas foi sob a era petista que suas denominações, que falam a linguagem da prosperidade, mais avançaram nos negócios da fé.

Tampouco foi o PT que proibiu o aborto ou inventou o preconceito contra os homossexuais, mas a força política adquirida por essas denominações no Congresso e fora dele tem sido um obstáculo crescente à secularização da pauta dos direitos humanos.

Confronto de pentecostais é de corar congressistas

Também foi na era petista que as pastorais sociais perderam rebanho para os programas sociais do governo e viram o equilíbrio de forças na Igreja Católica pender para a pauta moralista, mais competitiva com o avanço pentecostal.

Em comum, evangélicos e católicos ganharam terreno sobre a política partidária no poder de mobilização social como mostrou a campanha eleitoral de 2010. Esta semana os católicos que protestam contra petistas-que-matam-criancinhas voltaram ao centro de São Paulo com cartazes de fetos sendo espetados pela estrela do partido e alusões ao homossexualismo na esfera eleitoral.

O governo Dilma Rousseff ora age afirmativamente frente a essa pauta, como na escolha de Eleonora Menicucci para Secretaria de Políticas para as Mulheres, ora na defensiva, como no episódio em que o secretário-geral da Presidência, Gilberto Carvalho, desculpou-se por ter colocado o dedo na ferida do conservadorismo pentecostal.

Esse avanço se reflete no peso que as bancadas religiosas ganharam na pauta do Congresso. Atuam pelo poder de veto. Da mesma forma que, nos Estados Unidos, o direito ao aborto acabou sendo decidido pela Suprema Corte, no Brasil a união civil de homossexuais, barrada no Congresso, só seria reconhecida pelo Supremo Tribunal Federal.

Na discussão da Lei da Geral da Copa, que somou uma Casa Civil sem autonomia a uma liderança que pegou o trem andando, foi o veto dos evangélicos à bebida nos estádios, e não a prevalência do Estatuto do Torcedor que moveu o pano de fundo da trapalhada.

Essas pautas suprapartidárias, encabeçadas por duas das bancadas mais fortes do Congresso – evangélicos e ruralistas -, têm servido ao jogo de barganha dos partidos no confronto com o governo do qual se dizem aliados.

A aposta de que grupos minoritários dentro dos partidos aliados podem tomar as rédeas no Congresso ainda está por se mostrar devidamente conectada com a realidade das eleições municipais.

Não são apenas os partidos que ficam mais dependentes do governo federal para eleger seus prefeitos. Agraciados com o tempo de televisão no horário eleitoral gratuito, os aliados têm uma moeda de troca importante para o partido majoritário do governo que tem a pretensão de também ser o maior nas prefeituras.

É disso que tratam as alianças, mas o petista atento a esse jogo continua sendo aquele que recupera sua saúde em São Bernardo.

Dilma parece mais concentrada na estratégia de colher apoio na sociedade a sua cruzada contra os maus costumes nas relações com o Congresso. Pela primeira vez em discurso público, a presidente expôs a estratégia de cativar a opinião pública para enfrentar o bloqueio de seus aliados.

Ao escolher o jeitinho brasileiro como alvo – “a maioria dos brasileiros cansou de conviver com práticas marcadas pela lassidão e com nossa fama de país do jeitinho” -, a presidente, marca uma diferença de apelos feitos pelo antecessor Luiz Inácio Lula da Silva em momentos de crise política.

Lula dirigia-se ao brasileiro que, como ele, tinha saído de baixo e vencido na vida enfrentando ricos e poderosos – “Eles vão ter que me aguentar”.

Com a crítica ao jeitinho, Dilma mira uma base social difusa que tanto pode estar na classe média estabelecida quanto naqueles que prosperam na cultura do esforço pessoal com a ajuda do Prouni e do crédito consignado.

Ao contrário de Lula, Dilma não conta com o entusiasmo dos movimentos sociais. Colheu ontem manifestações mais concretas de apoio dos empresários com quem se reuniu do que dos sindicalistas que recebeu na semana passada, embora ambos sejam igualmente sensíveis às medidas que o governo vier a tomar contra a desindustrialização.

Ao escolher o apelo difuso contra os maus costumes, Dilma parece apostar num apoio que se difunde para além dos meios tradicionais de mobilização social. É uma aposta da era virtual, mas com uma base que ainda está por ser testada.

São as igrejas pentecostais que, nos últimos anos, têm demonstrado capacidade de mobilizar e convencer. Não apenas pelas marchas e cultos gigantescos, mas pela capilaridade de seus pastores – cujos templos ficam abertos de madrugada – e pela penetração de seus programas de televisão.

Se a guerra é de costumes, o confronto deflagrado no último fim de semana entre os pentecostais faz as raposas que emparedam Dilma no Congresso parecerem anjos.

Descoberto no Pavablog.

domingo, 1 de abril de 2012

Os cristãos ocultos do Japão



Denomina-se o Século Cristão do Japão o tempo que vai de 1549, época na qual chegou São Francisco Xavier àquelas ilhas, até 1614, em que o governo de Tokugawa deu início à perseguição contra os cristãos. Contam os documentos daquele século que o número de japoneses que abraçou o cristianismo foi muito grande, quase 300.000. No entanto, por razões políticas o governo do Japão decidiu fechar o país a toda influência estrangeira, o que significava desterrar o cristianismo e tudo o que fosse relacionado com ele: os missionários estrangeiros foram expulsos e todos os nativos convertidos eram martirizados. Parece que o número de mártires foi muito grande. Esta situação permaneceu até 1863, quando o Japão voltou a abrir-se às influências de fora, e os missionários cristãos foram admitidos novamente.

Mas quando os cristãos do Japão foram expulsos, um bom número deles se escondeu nos morros, junto com alguns de seus missionários. A perseguição aumentava e alguns dos missionários estrangeiros foram descobertos e martirizados com muitos japoneses. Quando prendiam e tinham dúvidas se eram ou não católicos, eram submetidos à prova do fumi-e: eram obrigados a pisar uma placa com a imagem de Cristo ou da Virgem Maria senão seriam martirizados; se pisassem, considerava-se que tinham apostatado de sua fé. Outros conseguiram escapar dos perseguidores e permanecer escondidos na espessa vegetação das matas japonesas.

Assim começou a existir a Igreja oculta do Japão, que durante dois séculos e meio, de geração em geração, permaneceria fiel a sua fé em Cristo. Os pais batizavam seus filhos e os educavam na fé, ensinando-lhes a doutrina cristã e as orações, sem sacerdotes que lhes administrassem os sacramentos, e com uma transmissão oral da Bíblia… Este foi um dos maiores milagres morais na história da Igreja universal, em que a fidelidade à fé foi possível graças à força do Espírito, que se mantinha sem desfalecer em milhares de japoneses. Os pais davam aos filhos sinais para que não se equivocassem, quando voltassem ao Japão os missionários da verdadeira religião… E assim foi de geração em geração.

Em 1863 voltaram ao Japão uns sacerdotes das Missões Estrangeiras de Paris, e dois anos depois já tinham construído, em Nagasaki, a Catedral de Oura, onde começaram a celebrar o culto católico. Um dia o missionário achou estranho a entrada de um grupo de camponeses japoneses naquela Igreja. Cumprimentou-os e perguntou-lhes de onde vinham. Eles lhe disseram que queriam saber se ele havia sido enviado pelo Papa de Roma. O missionário lhes assegurou que sim. Ao longo da conversa, aqueles japoneses lhe perguntaram se ele podia apresentar a esposa dele. O missionário lhes disse que era sacerdote católico, e que eles não se casavam. Continuaram conversando e, finalmente, perguntaram ao missionário se ele venerava a Virgem Maria. Em seguida os levou ao altar em que se encontrava uma imagem da Virgem com o Menino Jesus, e diante dela, os japoneses lhe disseram: Nós temos a mesma fé que você e viemos das matas onde permanecemos durante gerações, guardando a fé recebida de nossos antepassados… Eles nos deixaram estes três sinais para descobrirmos, se os missionários que viessem eram católicos ou não… Desde então, essa imagem de Nossa Senhora, conservada na Catedral de Oura, chama-se Nossa Senhora do Descobrimento.

Aqueles japoneses voltaram para as suas casas e comunicaram a boa nova aos outros. A maioria foi voltando para a Igreja católica e se apresentavam ao missionário como irmãos de uma mesma fé. Somente um pequeno grupo dos cristãos ocultos é que não quiseram reconhecer o missionário que chegara ao Japão, e permaneceram escondidos. Ainda permanecem alguns nas pequenas ilhas do sul do Japão, e são conhecidos como Kakure Crshtan, cristãos ocultos, mas pouco a pouco vão desaparecendo.

Este milagre moral da fidelidade à fé da Igreja no Japão é um dos mais impressionantes de toda a história. Sem sacerdotes, sem sacramentos, de geração em geração, aqueles japoneses cristãos se mantiveram fiéis à fé transmitida por seus antepassados, durante mais de dois séculos e meio. Aquela fidelidade, que floresceu em meados do século XIX, custara o sangue de muitos mártires.

Fernando García Gutiérrez, S.J. Publicado na Revista Jesuítas da Espanha.

Descoberto em Biblioteca do Mosteiro.