La rose de Luther
est le symbole de la spiritualité luthérienne
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Qu'est-ce
que l'Église luthérienne ? Dans le Guide de l'identité protestante, Jean-Luc
Mouton et Antoine Nouis expliquent l'origine de cette branche du
protestantisme.
Tout
commence en 1520. Luther a affiché sur la porte de l’église de Wittenberg ses
95 thèses contre la « vertu des indigences », il y a trois ans déjà. Mais cette
année-là, il reçoit la bulle d’excommunication du pape… qu’il brûle
publiquement. De cette « protestation » naîtra le mouvement de la Réforme.
Même si
Luther désapprouve le terme de « luthérien » – il ne voyait autour de lui et à
sa suite que des « disciples du Christ » – le luthéranisme devient une nouvelle
institution ecclésiale en Allemagne, mais aussi au Danemark, dans les pays
scandinaves et, plus tard, aux États-Unis. 70 millions de personnes se
réclament aujourd’hui dans le monde du luthéranisme, dont l’aile la plus
dynamique se trouve en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie.
Les
affirmations centrales du luthéranisme constituent le fondement de toutes les
Églises de la Réforme : la Bible comme seule autorité en matière de foi, la
justification et le salut des humains obtenus par la seule grâce de Dieu au
moyen de la foi et enfin le sacerdoce universel : tous les croyants participent
au ministère de l’Église.
Ces
principes sont rassemblés par un proche de Luther, Philippe Melanchton, dans un
texte rédigé en 1530 intitulé Confession d’Augsbourg. La théologie luthérienne
insiste plus que toute autre sur l’importance du message de la grâce : « les
pécheurs ne sont pas aimés parce qu’ils sont beaux, dit Luther, ils sont beaux
parce qu’ils sont aimés ».
Le
luthéranisme insiste également sur la réalité de l’homme, toujours pécheur et
toujours pardonné. Plus controversée est sa théologie des « deux règnes », le
spirituel et le temporel, qui conduit à une attitude plutôt passive face aux
pouvoirs politiques.
Descoberto em Réforme.
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