Pasteur
méthodiste en chaire, prêchant en plein air
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Qu'est-ce
que l'Église méthodiste ? Dans le Guide de l'identité protestante, Jean-Luc
Mouton et Antoine Nouis expliquent l'origine de cette branche du
protestantisme.
Au milieu
du XVIIIe siècle se produit en Angleterre un réveil religieux, au sein même de
l’Église anglicane. Des prédicateurs à l’éloquence passionnée se font connaître
des foules. L’un d’entre eux est John Wesley. À l’origine de sa vocation, une
expérience sensible et forte de conversion au cours de ses années d’études à
Oxford. Cette approche émotionnelle de la foi constituera pour le courant
piétiste, appelé plus tard évangélique, une sorte de modèle. Au cours de
prédications en plein air ont ainsi lieu des phénomènes d’émotions collectives
: les assistants pleurent de joie ou poussent des cris, ce qui ne manque pas
d’alerter les autorités anglicanes...
Le
mouvement se développe et s’enrichit, combattant le manque de ferveur et les
tendances rationalistes de la grande Église. Wesley ne souhaitant cependant pas
couper les ponts avec l’anglicanisme, il organise les nouveaux « convertis » en
conventicules et leur donne une règle ou une méthode spirituelle commune – d’où
le nom de méthodisme. Bien qu’il soit
dans la lignée de Luther et Calvin, Wesley insiste sur la nécessité de la
sanctification : les croyants doivent tendre vers une vie renouvelée.
Peu à peu,
le mouvement s’institutionnalise, mais il ne devient véritablement indépendant
qu’après la mort de Wesley. Les méthodistes connaissent dès lors un
développement considérable en Angleterre, mais surtout aux États-Unis où ils
touchent les couches populaires et en particulier les esclaves noirs. Ils
représentent aujourd’hui plus de 80 millions de personnes à travers le monde et
comptent notamment parmi les leurs nombre de personnalités, tels Margaret
Thatcher, George W. Bush ou Hilary Clinton…
Fonte: Réforme.
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